Mardi 10 mars 2009
L'Etat la voulait, l'Etat l'a accéléré! La fusion des deux établissements était dans les cartons depuis 2006 avec la création d'une filiale commune, Natixis. Mais la fusion tardait à être
effective alors l'Etat, tout naturellement l'a légèrement poussé. La fusion donne aujourd'hui naissance au deuxième groupe bancaire Français, de quoi s'en réjouir. Malheureusement, l'Etat en
voulant accélérer la machine, a laissé une tâche d'huile, en la personne de François Pérol, nouveau PDG opérationnel du groupe.
Cette fusion intervient alors que les deux sociétés ont publiés des bilans catastrophiques de l'année 2008. Alors, opportunité ou danger?
Mais cela ne justifie pas la mauvaise tactique adoptée par les deux sociétés, Natixis est né par la fusion des banques d'investissements des deux groupes. Or, Natixis s'est bien trop exposé sur le marché des Subprimes, l'image de la banque familiale a alors laissé la place à l'image du profit à tout va. Avec les conséquences que l'on connait...
L'Etat, en bon Samaritain paye la facture en accordant un prêt de 5 milliards d'euros au nouveau groupe crée. Mais comme l'Etat est endetté jusqu'à n'en pas finir, elle exige en contrepartie une participation de 20% dans le capital du groupe. Je suis favorable à cette décision, puisque dans la mesure où l'Etat accorde un prêt, important qui plus est à un établissement, il est normal que celui-ci cède des parts à son créancier. C'est ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis, pays du libéralisme forcené pourtant! Ainsi cette participation permettra à l'Etat de veiller sur l'activité de ce géant, ce qui n'est pas plus mal, étant donné que l'on connaît aujourd'hui les vices de ces établissements.
J'en arrive enfin au point le plus fâcheu, la nomination de François Pérol à la tête du groupe. Or, si cette nomination fait jaser c'est en raison de la proximité entre celui-ci et l'Elysée. En effet, le bon François était tout de même, le secrétaire général adjoint de l'Elysée! Mais à titre officieux, il est ministre de l'économie, en effet les principales mesures économiques c'est lui qui les met en musique, il ne reste plus qu'à la bonne Christine d'en informer les médias. Avant d'en arriver là, il a fait l'ENA, sûrement l'école la plus ennuyeuse qui soit, enfin cela ne l'a pas empêché de rejoindre la banque Rothschild, puis de finir conseiller économique du chef de l'Etat à 45 ans.
Seule tâche d'ombre, il a arbitré la création de Natixis avec le succès que l'on connaît. Mais cela n'empêche, qu'il est la personne la plus à même pour gérer le dossier. Car, personne n'est en droit de douter de ses capacités à gérer le nouvel ensemble, il est sûrement la personne la plus à même de le faire.
Là, ou le bas blesse c'est que Sarkozy avait annoncé sa nomination avant que la commission de déontologie ne se réunisse. Le plus gros défaut de notre président est sûrement celui de croire que ce que président veut, se fera, il a alors, le plus naturellement possible, éclipsé cette étape. Chose courante dans sa politique, je dois bien l'avouer.
Mais ce que je déplore le plus, c'est le fait que tout le monde est scandalisé par la forme et non le fond! Sous prétexte que le président a zappé une étape, il faudrait crucifier François Pérol! On se trompe de coupable là!
La commission finira bien par se réunir et statuer sur le sort de François Pérol, mais bien au delà, ce sont ses actions et résultats qui décideront de son avenir à la tête du groupe.
Cette fusion intervient alors que les deux sociétés ont publiés des bilans catastrophiques de l'année 2008. Alors, opportunité ou danger?
- Les Caisses d'Epargne ont réalisé 8,4 milliards d'euros de produit net bancaire en 2008 contre 9,8 milliards en 2007. Mais malheureusement pour elle, en 2008 elle a enregistré la première perte de son histoire, 2 milliards d'euros contre un bénéfice de 1,4 milliards en 2007. La crise est passée par là et la déroute de Natixis également! Les Caisses d'Epargne c'est aussi 4770 agences, 51 200 salariés et 27 millions de clients!
- La Banque Populaire quant à elle a réalisé 5,8 milliards d'euros de produit net bancaire en 2008 contre 7,4 milliards en 2007. Elle a enregistré une perte de 468 millions d'euros en 2008 conbtre 1 milliard d'euros de bénéfice en 2007. Le groupe possède un réseau de 3370 agences, 44 380 salariés pour seulement 9,4 millions de clients.
- Ensemble, ils ont créé Natixis, en 2006, c'était un beau bébé mais rapidement il est devenu un poid pour les deux sociétés. Ainsi, Natixis réalisa 2,9 milliards d'euros de produit net bancaire en 2008 contre 7,2 en 2007! Mais le plus effrayant arrive, elle a enregistré en 2008 une perte de 2,8 milliards d'euros qui a dû être épongée par les deux sociétés. A noter qu'en 2007, Natixis avait tout de même dégagé un bénéfice de 1,1 milliard d'euros. Pour une société qui ne regroupe que 22 000 clients, c'est fort!
Mais cela ne justifie pas la mauvaise tactique adoptée par les deux sociétés, Natixis est né par la fusion des banques d'investissements des deux groupes. Or, Natixis s'est bien trop exposé sur le marché des Subprimes, l'image de la banque familiale a alors laissé la place à l'image du profit à tout va. Avec les conséquences que l'on connait...
L'Etat, en bon Samaritain paye la facture en accordant un prêt de 5 milliards d'euros au nouveau groupe crée. Mais comme l'Etat est endetté jusqu'à n'en pas finir, elle exige en contrepartie une participation de 20% dans le capital du groupe. Je suis favorable à cette décision, puisque dans la mesure où l'Etat accorde un prêt, important qui plus est à un établissement, il est normal que celui-ci cède des parts à son créancier. C'est ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis, pays du libéralisme forcené pourtant! Ainsi cette participation permettra à l'Etat de veiller sur l'activité de ce géant, ce qui n'est pas plus mal, étant donné que l'on connaît aujourd'hui les vices de ces établissements.
J'en arrive enfin au point le plus fâcheu, la nomination de François Pérol à la tête du groupe. Or, si cette nomination fait jaser c'est en raison de la proximité entre celui-ci et l'Elysée. En effet, le bon François était tout de même, le secrétaire général adjoint de l'Elysée! Mais à titre officieux, il est ministre de l'économie, en effet les principales mesures économiques c'est lui qui les met en musique, il ne reste plus qu'à la bonne Christine d'en informer les médias. Avant d'en arriver là, il a fait l'ENA, sûrement l'école la plus ennuyeuse qui soit, enfin cela ne l'a pas empêché de rejoindre la banque Rothschild, puis de finir conseiller économique du chef de l'Etat à 45 ans.
Seule tâche d'ombre, il a arbitré la création de Natixis avec le succès que l'on connaît. Mais cela n'empêche, qu'il est la personne la plus à même pour gérer le dossier. Car, personne n'est en droit de douter de ses capacités à gérer le nouvel ensemble, il est sûrement la personne la plus à même de le faire.
Là, ou le bas blesse c'est que Sarkozy avait annoncé sa nomination avant que la commission de déontologie ne se réunisse. Le plus gros défaut de notre président est sûrement celui de croire que ce que président veut, se fera, il a alors, le plus naturellement possible, éclipsé cette étape. Chose courante dans sa politique, je dois bien l'avouer.
Mais ce que je déplore le plus, c'est le fait que tout le monde est scandalisé par la forme et non le fond! Sous prétexte que le président a zappé une étape, il faudrait crucifier François Pérol! On se trompe de coupable là!
La commission finira bien par se réunir et statuer sur le sort de François Pérol, mais bien au delà, ce sont ses actions et résultats qui décideront de son avenir à la tête du groupe.

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