Dimanche 21 juin 2009
Le 7 juin dernier, la France et les Européens se rendaient aux urnes pour élire leurs députés. Enfin, quand je dis les Français... il vaudrait mieux dire 40,65% des Français. Ce scrutin n'a pas démentie le faible intérêt que porte les Européens à cette élection. Mais bien au-delà de ce faible taux de participation, l'un des éléments les plus importants fut bien la déroute du parti socialiste et du Modem. Retour en texte sur une élection qui n'a pas finit de faire parler d'elle.


Avec près de 28% des suffrages exprimés, l'UMP se rassure et trouve ici une certaine légitimité à sa politique même si cela est à relativer compte-tenu de la faible participation. Cela permet au parti majoritaire d'avoir les coudées libres pour sa seconde moitié de mandat car plus ou moins débarassé de toute oposition.

Le PS fort de ses 16,48% et talonné de très près par une mouvance verte va avoir du mal à se faire entendre. Il se fera sûrement entendre mais d'avantages pour ses querelles de chef que pour ses propositions. Dès le soir du scrutin, on nous rabachait à toutes les sauces que le PS était en crise, cela ne fait que 7 ans que j'entends ça! Et malheureusement, ici aucun plan de relance ne semble faire effet, même pas un nouveau chef à sa tête. Et cela n'est pas prêt de s'arranger, car une autre querelle de chef commence à émerger, mais pour 2012 cette fois! Qui sera calife à la place du calife c'est la grande question que commence à se poser les socialistes en vue des prochaines présidentielles. Bonne chance!

Le parti de Dumbo, vous comprendre ici le Modem et " chef de file " sont dans une encore plus mauvaise posture. Son anti-sarkozysme primaire et pavlovien a été sanctionné par les urnes et c'est tant mieux. Bayrou, qui se voulait être le défenseur de la morale républicaine et catholique a reçu le retour du boomerang lancé à la figure de Cohn-Bendit lors d'un débat télévisé. A vouloir trop en faire, il a tout perdu même ses points d'appuis du Modem.

Cohn-Bendit se frotte les mains, il est courtisé par tous! Car l'écologie, qu'on se le dise, ne sera jamais un parti politique, une mouvance ou une alternative tout au plus. D'ailleurs, je pense que d'ici 2012 Sarkozy va syphonner cet électorat ou du moins une partie comme il l'a fait en 2007 avec l'électorat du FN. Gagner en 2012, quelqu'en soit le parti d'ailleurs, sans cet électorat sera mission impossible. Sarkozy l'a très bien comprit et va s'attacher à détourner ces voies dès maintenant. Au fond, pour les verts cela ne change rien, ils ne seront certes jamais au pouvoir, mais l'important pour eux c'est de sortir du lot et faire émerger une conscience publique et politique en faveur de l'écologie.


Cependant, je regrette globalement que cette campagne fut comme je le regrettais axée sur le vote sanction contre le gouvernement alors qu'ici on ne vote pas contre son gouvernement mais pour l'Europe. L'objectif était donc différent entre la majorité qui pouvait axer sa campagne sur l'Europe et l'opposition qui l'axait lui sur l'anti-sarkozysme. C'est dans ces conditions que l'on voit que finalement l'Europe importe peu même à nos politiques. Le jour ou les campagnes seront uniquement axées sur l'Europe alors on pourra dire que la conscience européenne est née.
Par Jérémy - Publié dans : Union Européenne - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 7 juin 2009
Un mur en ciment sépare désormais la ville de San Isidro et celle de San Fernando, en Argentine. La raison officielle : San Isidro veut se protéger de l'insécurité qui serait dû à la ville voisine. La raison officieuse : cacher la pauvreté aux yeux des habitants de la riche ville de San Isidro.

Le mur de la discorde a une hauteur de 4 mètres et s'étale sur plusieurs centaines de mètre. Malgré leur proximité, ces deux villes contrastent par leur architecture. San Isidro arbore fièrement ses villas et San Fernando assume ses quartiers ressemblant  à des bidonvilles. Les uns convoitent leurs voisins, les autres les redoutent... Le mur en fut ainsi.

Bien plus qu'un simple mur, nous pouvons y voir une ghettorisation des pauvres. Ce qui est tout bonnement impensable, injuste, immoral, répugnant. Pourtant, tout ces habitants sont Argentins, ils arborent le même drapeau quand leur équipe de football gagne, chantent le même hymne, ont versé les mêmes larmes durant la dictature. Mais seuls leurs revenus et le hasard de la naissance les oppose, nous sommes bien loin du mur de la honte Berlinois qui confrontait deux systèmes, deux idéologies.
Cette division est symptomatique d'une croissance trop rapide ces dernières années. Face à cela, la politique sociale n'a pas suivi. La croissance et la grandeur Argentine fut privilégiée au dépend d'une tranche de la population, la plus faible car la plus pauvre et ce malgré un gouvernement socialiste. La situation peut faire penser à la Chine durant ses Jeux Olympiques, qui avait placardé ses quartiers pauvres et renvoyé leurs habitants dans les campagnes. D'un point à l'autre du globe, une croissance trop rapide est - trop - souvent synonyme de délaissement des plus pauvres et d'un enrichissement massif d'une minorité.
Cette discrimination est indigne, mais à au moins l'avantage d'être visible, et donc criticable. Car, si un mur sépare les plus pauvres des plus riches, il en est pas tellement autrement dans la France du XXIème siècle. Les plus riches se rassemblent, puis se cloîtrent dans des villes qui ne voient qu'eux. Ainsi du haut de leur villas, ils peuvent apercevoir les immeubles, mais eux de la commune d'en face, ou cohabitent toute une famille dans un espace grand comme la salle de bains de ces villas. Système plus acceptable, mais aussi plus hypocrite, c'est la France, dont le système de protection sociale est vantée partout, mais qui, lui aussi s'appauvrit.
La fracture sociale, matérielle ou non, est l'un des enjeux du XXIème siècle.

P.S : La présidente Argentine Kristina Kirchner a demandé la suspension des travaux. Mais au delà de ces paroles, ce mur a illustré d'une façon remarquable, une situaiton qui elle, est déplorable.

Deux enjeux subsistent dans toutes sociétés : favoriser la richesse et réduire la pauvreté, ce qui voudrait dire augmenter la richesse des plus riches et rendre plus supportable la misère des plus pauvres.

Par Jérémy - Publié dans : International - Communauté : Pour un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009
Outre-Manche le scandale autour des notes de frais de leurs politiques fait grand bruit. En effet, ceux-ci auraient fait payer par le contribuable diverses factures, aux montants tout aussi inégaux.

Le scandale a provoqué ici la réaction de nos médias, et donc de nos politiques. Le débat sur la publication des notes de frais des politiques Français a lieu de manière récurrente, mais jusqu'à maintenant aucune mesure n'est concrète n'est venu s'y appliquer. Et pourtant, la demande de l'opinion publique se fait chaque jour de plus en plus forte en faveur de d'avantage de transparence.

Chaque contribuable se doit de remplir chaque année sa feuille d'imposition, pourquoi cela ne s'appliquerait-il pas nos représentants? Sans vouloir tomber dans la paranoïa, il me semble nécessaire que les personnes qui sont les premières à nous demander de serrer la ceinture, nous rendent des comptes.

Pourquoi ne pas fixer un plafond annuel raisonnable à nos députés et autres représentants du pouvoir? Une fois ce plafond atteint, ils devraient demander une rallonge auprès de l'autorité concernée. Toutes dépenses qui dépendront de cette ralonge devront être justifiées auprès de cette même autorité. Si celle-ci les juge hors de la fonction occupée, les dépenses concernées devront être de la poche du fautif.
Bien entendu, toutes les rallonges accordées et les justificatifs correspondant devront être à la disposition du public ou du moins de la presse. Car au fond, je ne crois pas tellement en l'autorité d'une juridiction chargée de veiller au respect des budgets alloués à nos politiques. La Cour des Comptes établit bien des rapports annuels sur les déréglements de nos comptes, mais quand on sait les disfonctionnements financiers dont elle fait preuve également, on peut mettre largement en cause ses préconisations! Donc, si l'on élimine le pouvoir politique pour veiller au respect des comptes, il ne nous reste plus que la presse pour traquer toutes les dépenses incongrues.

L'autre solution, mais moins à mon goût pourrait cosister à ce que le représentant justifie de façon mensuelle, toutes ses dépenses. Restaurant, frais d'essence, pressing, toutes les dépenses seraient passées au peigne fin! La Scandinavie est proche de ce système, je me souviens d'une femme politique qui avait du démissionner de son poste pour l'achat d'une tenue(qui n'était pas aux goûts ministériels visiblement!) et un ou une autre qui avait dû rendre sa démission pour des bouquets de fleurs... Un tel système ferait chuter de nombreuses têtes en France! Mais une telle mesure dans notre pays serait improductive, et une levée de boucliers tous politiques se ferait! Les divisions et partis feraient front commun à ce système qui serait trop envahissant, trop " contraignant " mais surtout très gênant politiquement parlant.

Il ne faut pas voir dans une crise, celle que nous endurons en ce moment, que des points négatifs. Je crois que certes, une crise apporte son flot de mauvaises nouvelles, mais je crois aussi que c'est l'occasion de réformer tant de choses qui ne sont pas possible à faire en temps de prospérité. La crise pourrait servir ici d'argument pour justifier ce besoin de transparence dans les notes de frais.
Mais le seul moyen pour réformer passe par le parlement et ses deux chambres, dont les élus seront les principaux concernés par un texte prévoyant la régulation des notes de frais. Or, il n'y aura rien de plus difficile que de faire réformer les avantages des votants, ceci n'est pas propre à la politique. Pourquoi alors, ne pas faire passer le texte en force comme le gouvernement le fait parfois?

Par Jérémy - Publié dans : Suggestions - Communauté : Parlons politique
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 10 mai 2009
Le premier bébé médicament  Espagnol est né en octobre 2008. Celui-ci a pu sauvé son frêre atteint d'une des pires formes de l'anémie grâce à une transplantation fin janvier.

Mais c'est quoi un bébé médicament?

C'est un bébé né après sélection d'un embryon, qui pourra sauver un frère ou une soeur atteint de maladie héréditaire grâce à une greffe de cellules de sang de cordon, ou, ultérieurement, par une greffe de moelle.

Bref, c'est le genre de médicaments qu'il faut toujours avoir sur soi en cas de pépin! Mais il semblerait que je sois le seul à m'en offusquer, même le pâpe n'en a rien dit! Et pourtant, il devrait. Car c'est dans ce genre de situation que la religion doit s'élever, même si cela doit encore enrichir le débat opposant la science à la religion.

Car si je comprends bien, on aura la possibilité de créer un enfant " artificiel " pour sauver un de nos enfants malades. Une sorte d'assurance vie en fin de compte. Si pour le moment, cela reste principalement dans le domaine scientifique, je m'interroge sur d'éventuelles dérives futures. Je conviens très bien c'est un très grand progrès pour la médecine et pour les malades condamnés à une vie laborieuse et probablement courte. Mais de l'autre côté, je me dis qu'il y a dans ce progrès quelque chose de profondément immoral. Car, cet enfant médicament serait comme une roue de secours, que l'on n'utilise que lorsque le besoin se fait sentir. Bien sur, cet enfant ne sera pas totalement sacrifié, il aura sa propre vie, tout comme son frêre ou sa soeur qu'il a dû sauver. Mais qu'en sera t-il de sa stabilité lorsqu'il apprendra que sa venue au monde ne tient qu'au fait d'avoir dû sauver une vie? Je ne suis pas sur que cela soit favorable à son épanouissement...

Peut-être que dans 20 ans, nous créerons un enfant de sûreté, juste pour assurer une santé irréprochable au premier.

Quand la science progresse, cela créé toujours des inquiétudes, le clônage, les OGM ne sont que des exemples parmi tant d'autres. C'est alors à nous, petits citoyens du monde, de lever la voix, d'interpeller sur les éventuelles dérives possibles. Pour celà, les blogs, vos blogs à tous, ont quelque chose de profondément démocratique, car désormais chacun peut s'exprimer librement, susciter la polémique, créer le buzz comme on dit.

Malgré cet article quelque peu alarmiste, je me félicite du développement des banques publiques de sang de cordon, ce qui devrait dans l'avenir rendre inutile toute naissance de bébé médicament.
Par Jérémy - Publié dans : Société - Communauté : Réformer la France
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 26 avril 2009
On croyait finit l'époque des comptines de notre enfance, où de méchants pirates s'attaquaient aux navires commerçants. Mais il n'en est rien, ils reviennent encore plus méchants et surtout plus organisés qu'auparavant! Ce sont les pirates du XXIème siècle...

Rien que dans le Golfe d'Aden, nous avons observé en 2008, une augmentation de 200% du nombre d'attaques! Et 2009, s'annonce déja comme une année difficile, avec plus de quatre-vingt diz attaques depuis le début de l'année. Et ce, malgré la présence militaire internationale.

Plusieurs raisons à cela :

- La Somalie, pays relativement étendu mais surtout très bien exposé sur le Golfe d'Aden est un pays sinistré. La dictature y était de droit jusqu'en 1992 et la chute de Syad Barré. Depuis, la Somalie est dépourvu d'Etat, l'anarchie y règne donc en maître. Les pirates ne risquent donc pas grand chose d'un point de vu juridique, du moins au niveau local!
- Qui dit pays dévasté, dit économie ravagée! La moitié de la population Somalienne vit ou plutôt survit grâce à l'aide alimentaire de l'ONU. Donc ces personnes n'ont rien à perdre si ce n'est un bol de riz par semaine. La tentation, le désespoir, la faim, sont autant de motifs pour qu'une population passe à l'acte.
- Ensuite le Golde d'Aden est une autoroute maritime, où transite notamment une partie de l'or noir mondial! Quelques 20 000 navires l'emprunteraient chaque année, de quoi donner quelques idées...

Qui sont donc ces pirates?

A l'origine il s'agissait de pêcheurs, qui voulaient, comment dire, compléter leur revenu, c'est ça! Quoi de plus normal que de kidnapper contre rançon pour compléter ses ventes de poissons. Mais depuis quelques temps, il semblerait qu'il s'agisse d'avantage de réseaux. Les attaques sont de plus en plus organisées, les pirates s'éloignent désormais très loin de leur côte, chose assez difficile pour un pêcheur en barque. Ils doivent se structurer comme la mafia, du moins vu d'ici ça y ressemble!
D'une manière générale, les pirates sont des morts de faim, qui n'ont rien à perdre! Mais leur organisation croissante, ne laisse pas présager de bonnes choses, et s'annonce comme un fléau, une gangrène, pour une région déja sinistrée.

Quels en sont les risques?

Économiquement, cela se traduit par une hausse des prix dû à une hausse des primes d'assurances! Et c'est bien normal! Qui accepterait d'assurer un condamné à mort au tarif normal? Ici c'est donc pareil, les risques sont démesurés, les primes ne font que suivre!
Mais ce que je crains le plus, c'est le risque politique, en effet, Al Qaida est en train de faire de la Somalie son propre pays ou du moins son terrain de jeux et de recrutements. De nombreuses milices, et donc les pirates seraient liés à ce groupe terroriste. Or cela, augmente d'autant plus le risque d'actes terroristes, et les conséquences sur les populations locales pourraient s'avérer désastreuses.

La communauté internationale tente bien de réagir, mais un peu tard, comme trop souvent! Nicolas Sarkozy alors président de l'Union Européenne avait eu le mérite d'accélérer le mouvement avec l'opération Atalante, permettant le déploiement de nombreux navires de guerre Européens. Depuis, d'autres pays ont suivi, notamment la Chine qui fait son entrée sur la scène géopolitique et donc dans le domaine militaire. Il semblerait que cela soit efficace et tant mieux, mais leur présence est insuffisante face à cette étendue d'eau! L'enjeu est important pourtant, il ne faut pas que cette zone maritime tombe dans aux mains des pirates dans un domaine de non-droit!

Mais la présence militaire ne suffira pas, c'est aussi aux navires commerciaux de s'équiper pour repousser ou retarder les assauts.

Mais la véritable solution, se trouve à terre, en Somalie! Il faut refonder un Etat! Chose ardue, car qui payera la facture en attendant, qui enverra des troupes pour stabiliser le pays, qui prendrait ce risque? Autant de questions que la scène internationale, ne se pose pas, car c'est un sujet qui fâche...
Par Jérémy - Publié dans : International - Communauté : Pour un monde meilleur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Derniers Commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus